Hériter et transmettre - Festival de cinéma et d'ethnographie - du 19 au 22 mars 2026

Jérôme Tubiana © Cecile Gabriel
Jérôme Tubiana © Cecile Gabriel

Jérôme Tubiana

Invité

Jérôme Tubiana est conseiller pour Médecins Sans Frontières (MSF), en charge des questions de réfugiés et migrants, et spécialiste du Soudan.

Jérôme Tubiana est conseiller pour Médecins Sans Frontières (MSF), en charge des questions de réfugiés et migrants, et spécialiste du Soudan. Auparavant, il a travaillé comme chercheur et journaliste, spécialisé sur les conflits et la migration à travers le Sahara et la Corne de l’Afrique, pour des ONG humanitaires, des organisations de défense des droits humains, l’International Crisis Group et d’autres think tanks, ainsi que le Panel d’experts du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Soudan et l’équipe conjointe de médiation des Nations Unies et de l’Union Africaine sur le Darfour.

Il est l’auteur de nombreux rapports et articles parus dans la presse française et étrangère, et de plusieurs livres dont le roman graphique Guantánamo Kid (Dargaud, 2018) et le récit photographique Chroniques du Darfour (Glénat, 2010). 

Galerie photos

© Jerôme Tubiana

Shartay Suleiman Hasaballah, le plus ancien chef du Darfour, a choisi de rester dans la région rebelle du Jebel Marra avec sa communauté depuis le début de la guerre.

© Jerôme Tubiana

Au début des années 2010, la découverte d'or au Darfour et dans le reste du Soudan a attiré de nombreux travailleurs pauvres du Darfour, notamment des jeunes déplacés et d'anciens rebelles. Beaucoup sont devenus experts dans l'extraction de l'or et ont connu un grand succès dans les mines découvertes plus tard dans le Sahara, en particulier dans le Tchad oriental (ici), au Niger et en Libye. 

© Jerôme Tubiana

Des réfugiés récemment arrivés construisent leur abri dans le camp de transit d'Adré, au Tchad oriental, qui accueillait plus de 120 000 personnes en septembre 2023. Depuis le début de la nouvelle guerre en avril 2023, 12 millions de Soudanais (un quart de la population) ont été déplacés, dont 3 millions de réfugiés hors du Soudan, notamment 700 000 au Tchad. Ceux-ci appartiennent pour la plupart à la communauté Masalit, victimes de deux vagues de massacres perpétrés par les FSR et les milices arabes alliées à El-Geneina, la capitale du Darfour-Occidental, en juin et novembre 2023. 

© Jerôme Tubiana

Une femme fait ses adieux à des proches en partance pour Korma, puis pour le Tchad. De nombreuses personnes déplacées d'El-Fasher ne veulent pas rester à Tawila et celles qui en ont les moyens poursuivent leur voyage. Tawila, avril 2025. 

© Jerôme Tubiana

Les non-Arabes du Tchad oriental se sont mobilisés pour riposter aux milices arabes, notamment les Janjawids du Darfour. Leur manque d'armes à feu a scellé leur défaite. 2008. 

© Jerôme Tubiana

Pendant et après la révolution, les Masalits, principale communauté non arabe du Darfour-Occidental, ont commencé à réclamer leurs terres occupées par des Arabes armés depuis 2003. En réaction, les milices arabes ont de nouveau attaqué les camps et les villages de déplacés masalits, notamment de façon extrêmement violente lorsqu'elles ont incendié le camp de Kirinding, près de la capitale du Darfour-Occidental, El-Geneina, en janvier 2021. Ici, des femmes déplacées, parmi les quelque 50 000 personnes déplacées lors de cette attaque, retournent sur les lieux de leurs maisons incendiées le mois précédent dans le camp de Kirinding, en février 2021. 

© Jerôme Tubiana

Des soldats des Forces de soutien rapide assistent à une course de chevaux à El Fasher, au Darfour du Nord, remportée par un cheval appartenant au commandant des FSR de l'État. 

© Jerôme Tubiana

Deux fois par semaine, le soir, lorsque la route reliant Tawila à Korma est ouverte, les personnes déplacées d'El-Fasher rejoignent Korma où elles passent la nuit dans un camp. Le matin, elles montent à bord de dizaines de 4x4, appartenant souvent à des membres des FSR ou à des milices alliées. Ceux-là mêmes qui les ont attaquées à El-Fasher ou sur la route leur extorquent désormais de l'argent pour les transporter au Tchad. Mai 2025. 

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