Le goût du ciment de Ziad Kalthoum

LUNDI 6 AVRIL 2020 – 20h00 – AUDITORIUM DU MUSÉE DES BEAUX ARTS DE CAEN (entrée libre)

En partenariat avec le Musée des Beaux Arts de Caen, nous vous proposons de prolonger l’exploration du monde du travail abordée lors de la 3ème édition du Festival Altérités, avec la programmation de deux soirées ciné-débat « Vivre le travail en situation d’exil ».

Allemagne, Liban, Syrie, Emirats arabes unis, Qatar | 2017 | 85mn | Ziad Kalthoum

À Beyrouth, des ouvriers du bâtiment syriens construisent un gratte-ciel alors que, dans le même temps, leurs propres maisons sont bombardées. La guerre au Liban est finie mais en Syrie, elle fait encore rage. Les ouvriers sont coincés. Ils ne peuvent quitter le site avant 19 heures. La nuit, le gouvernement libanais impose un couvre-feu aux réfugiés. Leur seul lien avec l’extérieur est le trou par lequel chaque matin ils sortent pour aller travailler. Coupés de leur pays d’origine, ils se rassemblent le soir devant un petit poste de télévision pour obtenir des informations concernant la Syrie. Rongés par l’angoisse et l’anxiété, privés des droits de l’homme et du travailleur les plus basiques, ils continuent de croire qu’une autre vie est possible. Ziad Khaltoum compose un essai déchirant sur ce que signifie une vie en exil, sans possibilité de retour, dans un monde en guerre. Cadrage précis, montage non académique et embardées oniriques du récit sont les marques de fabrique d’une œuvre cinématographique audacieuse, imaginative et visuellement ambitieuse. (Giona A. Nazzaro)

  • 2018 : Millenium – Festival international du documentaire – Bruxelles (Belgique) – Prix Spécial du Jury
  • 2018 : Filmer le travail – Poitiers (France) – Film d’ouverture
  • 2017 : RIDM – Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal – Montréal (Canada) – Prix du Jury
  • 2017 : Open City International Documentary Film festival – Londres (Royaume-Uni) – Emerging International Filmmaker Award
  • 2017 : Escales Documentaires – La Rochelle (France) – Compétition Internationale
  • 2017 : Visions du Réel – Nyon (Suisse) – Sesterce d’Or La Mobilière – Meilleur Long Métrage
21h30 Rencontre avec ASSAF DAHDAH, géographe

Cette soirée vous est proposée dans le cadre de la programmation culturelle autour de l’exposition Les villes ardentes Art, travail, révolte 1870 – 1914 du 4 avril au 20 septembre 2020 au musée des Beaux-Arts de Caen.

Dans le cadre de Normandie impressionniste 2020

Du souvenir des événements de la Commune à la veille de la première guerre mondiale, la France traverse une période d’importantes mutations, économiques, politiques et sociales. La société proto-industrielle centrée sur le travail inspire un certain nombre de peintres. En s’attachant à la représentation des scènes de travail en ville entre 1870 et 1914, le musée des Beaux-Arts de Caen souhaite tout autant déplacer les oppositions habituelles de style, de genre et d’école, qu’élargir le regard porté sur l’art impressionniste, plus volontiers considéré comme un art d’agrément, attentif à la société de loisir plus qu’à celle du travail.

L’exposition mêlera une centaine d’œuvres dessinées, peintes et sculptées réparties en trois grandes sections, pour une approche du paysage, des hommes et de l’histoire sociale.

5--Paul-Louis-Delance-Greve-a-Saint-Ouen

Paul Louis Delance, Grève à Saint-Ouen, 1908, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris, photo RMN

Les villes ardentes Art, travail, révolte 1870 – 1914