2019 | Métiers à risques – Vivre avec le danger

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Traumatismes de guerre

« De toute évidence, ce qui dure le plus longtemps dans la guerre, c’est l’après-guerre, l’onde de choc qui s’étend sur toute la vie des témoins et se propage d’une génération à l’autre » Laurent Bécue Renard.

Extrait de la rencontre avec Laurent Bécue-Renard à l’issue de la projection de son film Of Men and War avec Jeanne Teboul, anthropologue et Marc Pottier, historien.

Of Men and War (Des hommes et de la guerre). Ils auraient pu s’appeler Ulysse, ils s’appellent Justin, Brooks ou Steve. Ils auraient pu revenir de Troie, ils reviennent d’Irak ou d’Afghanistan. Pourtant, pour eux aussi, le retour au pays est une longue et douloureuse errance. Partis combattre pour l’Amérique, les douze guerriers de Of Men and War sont rentrés du front sains et saufs mais l’esprit en morceaux, consumés de colère, hantés par les réminiscences du champ de bataille. Leurs femmes, enfants et parents ne les reconnaissent plus et les regardent, impuissants, se débattre contre d’invisibles démons. Guidés par un thérapeute pionnier des traumatismes de guerre, ils vont peu à peu tenter ensemble de mettre des mots sur l’indicible et de se réconcilier avec eux-mêmes, leur passé, leur famille.

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La formation des soldats

« En modelant les corps individuels pour leur faire incorporer une hexis commune, il s’agit notamment de les conduire à « faire corps ». Extrait de Corps combattants de Jeanne Teboul.

Rencontre avec Jeanne Teboul, anthropologue dont les travaux portent sur la formation des soldats.

Jeanne Teboul est docteure en anthropologie sociale et historique (EHESS / LISST-CAS), ses travaux portent sur la socialisation à la violence dans le cadre de la formation des soldats engagés dans l’armée de terre. Elle s’intéresse également aux politiques publiques et aux pratiques de reconnaissance et de mise en mémoire du sacrifice « pour la patrie »

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Question sur le sens de l’engagement pour les militaires

Echanges entre Laurent Bécue-Renard, cinéaste et Jeanne Teboul, anthropologue en réponse à une question sur le sens que peut avoir l’engagement pour les militaires professionnels.

« Les militaires redoutent que leur mort ressemble à un accident du travail »

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Filmer la prostitution

Rencontre avec Philippe Crnogorac, réalisateur et Pascale Absi, anthropologue à l’issue de la projection de leur film sur le parcours de deux femmes qui se prostituent en Bolivie : Marta et Karina.

Marta et Karina

Dans la chambre à coucher de Marta et Karina, les hommes défilent. Pas de changement d’habit, un tissu rapidement tiré sur la fenêtre, un drap jeté sur le lit : les négociations et les passes sont comme une parenthèse au sein des activités quotidiennes. C’est dans cet interstice, avant et après, que le film s’installe. Leur voix digne et précise dessine, parfois avec gravité, parfois avec humour, les contours de leur vie, de leur métier qui, entre choix et nécessité, leur permet d’accéder à une autonomie sociale et financière. Filmée avec pudeur et attention, leur parole ne sous-estime jamais ni la violence, ni certaines joies d’un quotidien vécu différemment par chacune.

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Le théâtre engagé aux côtés des ouvriers

« Le théâtre doit être le porte-parole des salariés face à la pensée néo-libérale » Jean-Pierre Bodin

Rencontre avec Jean-Pierre Bodin, comédien et metteur en scène qui nous parle de sa façon de travailler à partir d’enquêtes de type ethnographiques, de son rapport au théâtre dans la cité, de sa rencontre avec Christophe Dejours, et nous offre des extraits de ses spectacles.

Très nombreux, chacun seuls, pièce crée en 2012

« Pourquoi Philippe Widdershoven, directeur informatique et délégué CGT de l’usine de porcelaine Deshoulières, s’est-il suicidé ? Partant de cette interrogation, Jean-Pierre Bodin, seul en scène pour la pièce Très nombreux chacun seuls, s’est livré à l’exploration d’un monde en mutation, celui des travailleurs. Avec une générosité fraternelle et sans misérabilisme, il donne la parole aux ouvriers qui témoignent de leurs conditions accompagné de la présence en vidéo du psychiatre Christophe Dejours, spécialiste de la souffrance au travail, et fondateur de la psychodynamique du travail, qui explique le processus amenant à l’acte désespéré ».

Avec la pièce L’entrée en résistance, ils prolongent ces réflexions autour de la notion de résistance, convaincus que les liens entre la recherche critique d’une part, et le théâtre, le cinéma et la littérature d’autre part sont devenus la seule voie encore praticable de la lutte pour les idées. Le théâtre doit être le porte parole des salariés face à la pensée néo-libérale. Jean-Pierre Bodin nous en fait la démonstration avec de multiples exemples concrets à l’appui.

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Catch et lucha libre

Soirée au Cinéma LUX dédiée au catch avec un extrait d’archives des fonds de La Fabrique de patrimoines en Normandie – EPCC, commentés par Clémentine Dufresnnoy, une joute façon catch El FLYING BURRITO vs PAPAGAYO par Nicolas Combrun et Eric Fouchet et enfin l’intervention de Christophe Lamoureux, sociologue, spécialiste du catch qui intervenait à la suite de la projection du merveilleux film de Marie Losier Cassandro, the Exotico !

Christophe Lamoureux est maître de conférence (sociologie) à l’UFR de sociologie de l’Université de Nantes et chercheur associé au CENS (Centre Nantais de Sociologie). Auteur de La grande parade du catch, PU du Mirail, 1993.

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La vie dans un sous-marin

Rencontre avec Jean Gaumy, photographe et réalisateur à l’issue de la projection de deux épisodes de sa série Sous-marin et Laurent Pellé, délégué général du Festival international Jean Rouch – Comité du film ethnographique.

Sous-marin

Pour la première fois dans l’histoire maritime mondiale, un réalisateur a été autorisé à accompagner une mission classée secret-défense au-delà du cercle Arctique à bord d’un sous-marin nucléaire d’attaque. Jean Gaumy, embarqué sous l’eau avec eux, a suivi le quotidien de tout l’équipage pendant quatre mois à bord du sous-marin « La Perle ».

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Anthropologie du rugby

Rencontre avec Anne Saouter, anthropologue spécialiste du rugby à l’issue de la projection du film Plaquages de Florian Geyer et Laurent Pellé, délégué général du Festival international Jean Rouch.

Corps individuel, corps collectif et corps au travail

«Depuis son passage à la professionnalisation, le rugby a indéniablement subi de profonds changements, tant au niveau de sa pratique sur le terrain, que dans son vécu au quotidien. L’expression des anciens « être rugby » parlait ainsi de ce sport qui était aussi une manière d’être. Devenu professionnel, le joueur doit désormais répondre aux exigences d’une spectacularisation et d’une marchandisation qui disposent de son corps, au risque de se mettre en danger.»

Anne Saouter

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Témoignages d’anciens salariés de la SMN

Témoignages poignants de Dominique Massa, Joëlle Mazure et André Vromet, anciens salariés de la SMN (Société Métallurgique de Normandie) à propos des risques quotidiens qu’ils encouraient : métaux en fusion, fumées toxiques, amiante, charges lourdes…

Parler de leurs métiers c’est aussi revenir sur les solidarités qu’engendra cette dangerosité. Ils nous racontent aujourd’hui les dégâts humains de la parfois dénommée « Dévoreuse d’Hommes ».

Images d’archives de la SMN : réalisateur : Philippe Van de Walle / Fonds : La Fabrique de patrimoines en Normandie – EPCC

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Les risques professionnels liés au nucléaire et à l’amiante

Rencontre avec Annie Thébaud-Mony, sociologue, spécialiste des questions de santé au travail,
Pierre Coftier, historien du monde ouvrier qui nous présente ses recherches sur l’amiante
et Laurent Pellé, délégué général du Festival international Jean Rouch – Comité du film ethnographique à l’issue de la projection de La colère dans le vent – Un film documentaire d’Amina Weira


La colère dans le vent

« Dans ma ville d’origine Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Une partie de l’année, de violents vents de sable enveloppent entièrement la ville. Ce vent de poussière propage des substances radioactives. Chacun cherche un abri. La ville devient calme, toutes les activités sont stoppées. Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au cœur de ce film. Il dépoussière ses souvenirs, les 35 années de son passage à la mine. Grâce à lui, je vais à la rencontre d’autres anciens travailleurs et des plus jeunes qui ont certainement leur mot à dire.»

« Ce film est extrêmement important pour révéler à quel point il y a une mystification mensongère de la part des responsables nucléaires sur les conséquences sanitaires catastrophiques au Niger, au Gabon, en France de la radioactivité » Annie Thébaud-Mony à propos du film d’Amina Weira.

Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherche honoraire à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), spécialiste des questions de santé en relation avec les transformations du travail, en référence au droit du travail et au droit pénal. Elle a créé et dirigé pendant dix ans le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (GISCOP93) de l’université Paris13, groupe de recherche dans lequel elle est actuellement chercheure associée. Elle est présidente de l’Association Henri Pézerat : Santé – Travail – Environnement (www.asso-henri-pezerat.org)

Pierre Coftier, mène depuis une vingtaine d’années des recherches sur l’histoire ouvrière en Normandie, tout en s’investissant dans le monde associatif lié à cette histoire. Dans son ouvrage L’amiante en Normandie, il remonte aux origines du questionnement sur la dangerosité de l’amiante. (Intervention à partir de 37mn dans la captation ci-dessus)

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