2018 | rites de passage à l’adolescence

//Mobilités adolescentes du Burkina à la Côte d’Ivoire//

Muriel Champy et Oua Anou DIARRA nous proposent un autre regard sur les migrations.

Muriel CHAMPY est maitre de conférence en anthropologie à Aix-Marseille Université. Ses recherches portent sur les bakoroman, ces enfants et jeunes adultes qui vivent et dorment dans les rues de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

En mettant en parallèle les mobilités historiques des jeunes Burkinabè vers les plantations de Côte d’Ivoire et les trajectoires des jeunes ayant rejoint la rue à Ouagadougou, Muriel Champy revient sur l’idée que le départ « en aventure » constituerait localement une forme d’épreuve initiatique, nécessaire pour devenir un homme accompli.

Oua Anou DIARRA est un musicien originaire du Burkina Faso. Soucieux de transmettre sa musique, il s’affranchit des frontières et touche un public très large, tout en communiquant avec passion son bagage culturel et linguistique.

Espoir Voyage, un film de Michel K. Zongo Au Burkina Faso, l’émigration des jeunes vers la Côte-d’Ivoire est comme un rite, un passage au statut d’adulte. Mais normalement, la règle est de partir pour revenir. Dans cette aventure, beaucoup sont ceux qui ne reviennent pas. Joanny, mon grand frère, a brusquement quitté la famille un matin de l’année 1978. Après 18 années d’absence, alors que nous étions sans nouvelles de lui, Augustin, un cousin qui revenait de la Côte-d’Ivoire, nous annonça que Joanny était décédé. Pour essayer de comprendre ce qui a poussé mon frère ainé à partir alors qu’il avait à peine 14 ans, je refais ce même voyage depuis Koudougou (Burkina Faso) jusqu’en Côte-d’Ivoire, à la recherche de ses traces et de son histoire.

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INDEXATION DÉTAILLÉE DE LA VIDÉO

 
//Extrait du solo acoustique Déclinaison(s) de Diarra Oua-Anou//

En 2018, le Festival Altérités a eu l’immense bonheur de recevoir Oua-Anou DIARRA. Musicien né au Burkina Faso, soucieux de transmettre sa musique, Oua-Anou DIARRA s’affranchit des frontières musicales et touche un public très large, tout en communiquant avec passion son bagage artistique et linguistique.

Son instrument de prédilection est la flûte peul guinéenne – également appelée flûte mandingue- un instrument qu’il respecte depuis son plus jeune âge. Il voue une admiration sans limites au Tamani – Tambour parlant – qui n’a que peu de secrets pour lui.

Autant à son aise dans la création et l’improvisation que dans l’accompagnement musical, il joue avec l’instant présent et puise son énergie dans la complicité qu’il a avec ses instruments et dans l’univers du moment.

Ecoutez le converser avec ses instruments, laissez vous transporter par leur histoire…

Retrouvez également Oua Anou DIARRA lors de son intervention avec Muriel Champy pour évoquer l’émigration des jeunes burkinabés vers la Côte d’Ivoire vécue comme une rite de passage à l’âge adulte.

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