2017 | (Ré)conciliations

Édito
La programmation
Les intervenants
Les captations
Musique et lien social dans la culture pygmée par Jean-Claude Lemenuel
Centenaire de Jean Rouch avec Laurent Pellé
Analyse du film Moi, Pierre Rivière… par Jeanne Favret-Saada
Extraits de Les mots, la mort, les sorts de Jeanne Favret-Saada
Ethnographie de la sorcellerie par Jeanne Favret-Saada

 

Édito

Altérités, festival de cinéma ethnographique – Première édition

Du jeudi 9 au dimanche 12 mars 2017 à Caen

Dans le sillage de La semaine du cinéma ethno organisée chaque année au cinéma Lux de 1995 à 2013, la Fabrique de patrimoines en Normandie présente le festival Altérités.

Le festival Altérités propose une sélection de films tournés à hauteur d’hommes et qui donnent à voir et à penser la diversité des sociétés humaines, des plus lointaines aux plus proches. La programmation s’étend du jeudi au dimanche : l’après-midi à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville et le soir au Cinéma LUX. Les projections seront accompagnées de temps de rencontres et d’échanges avec des réalisateurs, des auteurs, des cinéastes et des chercheurs en sciences sociales, notamment des ethnologues.

Le jeudi 9 mars, nous accueillerons le Comité du film ethnographique pour un hors les murs consacré à l’œuvre de Jean Rouch, à l’occasion du centenaire de sa naissance. Jean Rouch était présent lors du lancement de La Semaine du cinéma ethno, c’est par son œuvre que nous avons fait le choix d’ouvrir la première page du festival Altérités. La programmation du vendredi 10 au dimanche 12 mars aura pour thème « Réconciliations » : du conflit de voisinage ordinaire aux tentatives de réconciliations et de cohabitation après le traumatisme d’un génocide, comment la loi et la coutume peuvent ou non aider à résoudre les conflits.

Télécharger le programme 2017

La programmation :

Yenendi de Ganghel, le village foudroyé de Jean Rouch
Moi, un noir de Jean Rouch
Moi, Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère de René Allio
Casus belli. Sur les sentiers de la paix de Anne Lévy-Morelle
Justice à Agadez de Christian Lelong
Bon papa, un homme sous l’Occupation de Léïla Férault
Les Ombres, un conte familial de Leïla Férault
A place for everyone de Hans Ulrich Goessl et Angelos Rallis
The look of silence de Joshua Oppenheimer

Mise en voix d’extraits de « Les mots, la mort, les sorts » de Jeanne Favret Saada par la Compagnie En faim de conte.

Rhizomes live, performance de la Compagnie Noésis

Conférence illustrée Musique et lien social dans la culture pygmée par Jean-Claude Lemenuel, en présence de Camel Zekri.

Les intervenants :

Laurent Pellé, délégué général du Festival Jean Rouch
David Desramé, cinéaste
Yazid Ben Hounet, anthropologue
Jeanne Favret Saada, anthropologue
Barbara TruFFin, anthropologue
Christian Lelong et François Scullier, réalisateur et monteur
Léïla Férault, cinéaste
Scholastique Mukasonga, écrivaine
Youri Deschamps, critique de cinéma
Jean-Claude Lemenuel, ethnomusicologue
Camel Zekri, musicien

Les captations :

Musique et lien social dans la culture pygmée

« La musique pygmée ne relève pas du divertissement, la musique est une nécessité, elle canalise tous les éléments sociaux qui ont besoin de se traduire émotionnellement » Jean-Claude Lemenuel

« La musique est une proposition de règles sociales » Camel Zekri

Extrait de la conférence : Musique et lien social dans la culture pygmée Par Jean-Claude Lemenuel, ethnomusicologue et Camel Zekri, musicien et compositeur.

Chez les Pygmées Aka, originaires de Centrafrique, chasse, cueillette, récolte du miel, implantation d’un campement, jeux initiatiques de l’enfance… font l’objet de répertoire musicaux bien distincts qui dépassent de très loin le simple divertissement musical et ont avant tout une fonction de cohésion entre les individus. La musique occupe donc une place considérable dans la vie sociale quotidienne des pygmées et implique hommes, femmes et enfants à part égale. Quelle est cette musique, son origine et sa réalité aujourd’hui ? En quoi son usage renforce le lien dans les relations humaines et intergénérationnelles ?

Une intervention qui aurait également parfaitement trouvé sa place dans l’édition 2020 où la thématique était celle du rapport entre les Hommes et la nature.

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INDEXATION DÉTAILLÉE DE LA VIDÉO

 

Centenaire de Jean Rouch

« Tout le monde pouvait raconter ses histoires, ses envies devant la caméra de Jean Rouch » Laurent Pellé

Retrouvez un extrait de la rencontre avec Laurent Pellé, délégué général du Festival international Jean Rouch – Comité du film ethnographique et David Desramé, membre du comité du film ethnographique.

Jean Rouch : un ethnologue pour les cinéastes et un cinéaste pour les ethnologues.
Cet art de faire le grand écart entre science et cinéma, exercice novateur, influencé par l’expérience de l’ethnologue Marcel Griaule, fera de Jean Rouch, entre la fin des années 1940 et celle des années 1950, un chercheur en sciences humaines et sociales original mais aussi un créateur qui bouleversera les codes de la réalisation du documentaire et dans une certaine mesure ceux du film de fiction. Cet entre-deux assumé, d’un ethnologue à la démarche consciente des changements majeurs survenus en Afrique dans les années 1920 et d’un homme nourrit par la culture cinématographique matinée de surréalisme, le conduit à donner à comprendre et à voir le continent africain sous un jour nouveau. Cette approche du parcours de Jean Rouch, ingénieur de formation, sera complétée par sa passion pour l’évolution du matériel cinématographique (image et son), pour laquelle il œuvra de nombreuses années.

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Analyse du film Moi, Pierre Rivière… par Jeanne Favret-Saada

À la suite de la projection du film Moi, Pierre Rivière… de René Allio, Jeanne Favret-Saada, ethnographe, en proposait au public de la bibliothèque Alexis de Tocqueville une analyse à découvrir dans cette captation vidéo.

Moi, Pierre Rivière… de René Allio (1976) : Une fiction inspirée de faits réels. Le 3 juin 1835 à Aunay-sur-Odon, Pierre Rivière, un jeune paysan de vingt ans, égorge à coup de serpe sa mère, sa sœur et son jeune frère. A peine emprisonné, le meurtrier, que la plupart des témoins décriront comme un garçon au comportement étrange, voire sous les traits d’un idiot, entreprend la rédaction d’un épais mémoire, texte d’une stupéfiante beauté, véritable autobiographie dans laquelle il expose les raisons qui l’ont conduit à son geste : délivrer son père des « peines et afflictions » que lui faisait subir son épouse depuis le premier jour de leur mariage.

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INDEXATION DÉTAILLÉE DE LA VIDÉO

 


Extraits de Les mots, la mort, les sorts de Jeanne Favret-Saada

Mise en voix d’extraits de Les mots, la mort les sorts de Jeanne Favret-Saada par la Cie en faim de cOntes. Lecture : Lorraine Ollagnier, accompagnement musical : Marion Motte.

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Ethnographie de la sorcellerie par Jeanne Favret-Saada

Jeanne Favret-Saada est ethnographe. Elle a notamment mené ses recherches sur la sorcellerie dans le bocage normand à la fin des années 70. Par son engagement sur le terrain, elle a bouleversé l’approche ethnographique. Dans cette vidéo, rencontre avec Jeanne Favret-Saada autour de ses travaux sur la sorcellerie à la bibliothèque Alexis de Tocqueville.

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